Parcours Professionnel

 

Elisabeth Batard, naît à Montastruc dans le Lot-et-Garonne le 15 décembre 1952. Elle vit une grande partie de sa jeunesse avec ses parents et sa fratrie, trois frères et une sœur, dans la ferme de Rastouillac, un domaine de soixante hectares surplombant la campagne environnante. Elle participe intensivement aux tâches agricoles.

 

En 1968, un bouleversement familial et financier l’entraîne dans un autre monde : celui des H.L.M, dans l’Isère puis en Haute Savoie.

 

Après ses années de collège, elle prépare le brevet de technicien « agencement bois » au lycée technique de Presle de Vichy-Cusset, dans l'Allier. Elle découvre alors, grâce à son Professeur de dessin d’art, monsieur Lemineur le travail des peintres Nicolas De Staël et Henry Matisse. Simultanément, elle fréquente les ateliers de photographie et de sérigraphie de la Maison de la Culture à Vichy.

 

1973 marque un tournant, Elisabeth Batard entre à l'Ecole des Beaux Arts à Valence pour cinq années.

 

Pendant les vacances scolaires et pour payer ses études, Elisabeth Batard fait ses premiers pas dans la transmission en enseignant le dessin au centre social du Polygone de Valence et dans une association au village de Beauchastel en Ardèche.

En 1975, avec le professeur et peintre Daniel Vassart (1935 – 1989), Elisabeth Batard participe à la réalisation de deux peintures monumentales en résines colorées, au collège de Tournon en Ardèche et dans une école maternelle à Montélimar.

​En 1976, Dans le cadre du festival d’Avignon, Elisabeth Batard est engagée en tant que stagiaire pour la première représentation de l'opéra contemporain, légendaire « Einstein on the beach » de Philip Glass. Cet opéra d'une durée de cinq heures tient à l'extraordinaire relation entre la danse contemporaine chorégraphiée par Andy Degroat et Lucinda Childs, entre la musique de Philip Glass et la mise en scène de Robert Wilson.(Bob Wilson)

« Chacun d’eux recherche une abstraction des formes dont le mariage conduit à un vibrant vertige dont seule l’expérience sensorielle peut rendre compte. Ce jeu de correspondances entre les arts n’est pas sans rappeler les correspondances baudelairiennes :

« Comme de longs échos qui de loin se confondent

Dans une ténébreuse et profonde unité,

Vaste comme la nuit et comme la clarté,

Les parfums, les couleurs et les sons se répondent. »

Les Fleurs du mal, « Correspondances », 1857 »

Anabelle De Oliveira Neves, professeure de lettres et de théâtre au lycée Jean-Monnet de Montpellier.

Cette expérience laisse un souvenirs indélébile dans le parcours professionnel et artistique d'Elisabeth Batard.  

En 1977, le festival d'Avignon, sous la direction de Paul Puaux s'approprie la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon, ancien monastère du XIVe siècle situé de l'autre côté du Rhône, trouve une nouvelle vocation et devient le Centre international de recherche de création et animation (CIRCA). 

Elisabeth Batard participe à cet événement pour la réalisation de la signalétique de ce lieu. Sous la direction du peintre américain Timothy Hennessy (1925) de grandes banderoles peintes sont installées sur la Chartreuse pour signaler ce rapprochement avec Avignon.

Toujours à la Chartreuse, elle participe à la mise en scène d'une chorégraphie de Caroline Carlson avec le peintre Timothy Hennessy dans le cadre de l'exposition Pays, visages du vent. Un kilomètre de soie est peint pour ce décor ; Caroline Carlson évolue dans cette matière légère et colorée, elle incarne le vent.

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En 1977, elle s'engage dans le Parti Communiste Français et le quitte en 1982.

 

En 1978, elle obtient le Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique (DNSEP) au département « Art » à Saint-Etienne. Sa dernière année d’étude s'effectuera sous la direction étroite du peintre et professeur Pierre Buraglio.

 

En 1979, Elisabeth Batard et le plasticien Gérard Gaillard réalisent « les draps de lits à dormir debout » ; un fond de scène d'encres sur tissu de 15 m²  commandé pour la fête de l’Humanité à la Courneuve. L'oeuvre représente le cheminement du soleil de son lever au Zénith.

 

Pour réaliser cette œuvre nous avons collaboré avec le bureau d'étude des établissements Thierry à Mérignac. Nous avons conçu un emporte-pièce pour faire des trous carrés et nous avons exécuté ce travail dans l'entreprise. Le décalage des deux toiles de tissu ( coton) permettait les jeux de lumière que proposait le spectacle de jazz. 

Cette œuvre a été exposée aussi à l'IUT de Saint-Denis à Paris, à la mairie de Valence dans la Drôme et à la maison du tourisme à la Plagne en Savoie. 

Club de prévention : Quartier de Bacalan à Bordeaux

 

Septembre 1980 marque l’ouverture d’un atelier au sein de l'Association pour la Promotion des Clubs de Loisirs et de Prévention (APCLP), une équipe de rue au service des enfants, des adolescents et des familles dans le milieu de vie. Une opportunité d’éveiller les jeunes habitants du quartier de Bacalan-Claveau à l’art et à la culture. 

 

Pendant 13 ans, Elisabeth Batard présente à l’association des projets socio-culturels, dirige et anime l’atelier en tant que plasticienne.

Le fonctionnement est simple, les séances hebdomadaires durent 2h, la première est gratuite, ainsi tous les enfants peuvent participer au moins une fois, puis, elles coûtent 5 francs. 76 enfants de 4 à 14 ans participent aux séances.

 

Lors des séances, au moyen de différents supports et techniques plastiques, Elisabeth Batard s’adapte à son public pour créer une méthode de travail spécifique :

 

Je tiens compte de l’enfant dans sa globalité, j’essaie d’entendre son milieu culturel, affectif et social. Je dois m’adapter à eux et non leur imposer mon arbitraire, ma perception et conception de l’art. … Je suis attentive à leur représentation des choses … à leurs explications du réel … La pensée chez l’enfant est une source inépuisable pour l’imagination et pour la création … Il s'agit de raviver l'élan créateur qui anime chaque enfant par des gestes simples : presser, rouler, tamponner, tracer, plier. Dynamiser l‘élan créateur, le mettre dans une situation du tout est possible, les refaire accéder au monde gratuit de l'art … Le plaisir de faire. E.B.

L'atelier devient un moyen supplémentaire d’accéder à divers apprentissages plus technique pour ceux qui le souhaitent.

L'atelier a pour ambition de renforcer les liens entre les parents, les enfants, et la cité. A l’approche des vacances de Pâques 1981, l’atelier organise un carnaval à la cité lumineuse dans le quartier de Bacalan. Pendant un mois, avec beaucoup d’application, les enfants confectionnent des déguisements pour le défilé :

 

Ce mini Carnaval, bien que bricolé, fut véritablement un petit événement dans la cité, pour la cité. E.B.

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Suite à ce succès, les productions de l’atelier trouvent des points d’appui et de soutien dans les écoles et la bibliothèque du quartier. En 1982 est organisée l’exposition La ville imaginaire à la Bibliothèque de Claveau ainsi qu'un défilé sur le thème des trois couleurs primaires ayant pour clou du spectacle, l'apparition du noir et blanc. 

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En 1983, des enseignants volontaires et des associations du quartier réunis dans le collectif Zone d’éducation prioritaire ( Z.E.P ) organisent une série d'évènements sportifs, artistiques et culturels. A cette occasion, Elisabeth Batard dirige la conception du défilé sur le thème des monstres. A la suite du défilé, les réalisations plastiques donnent naissance à l’exposition Au pays des monstres à la salle des fêtes de Claveau à Bacalan. 

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En juin 1984, toujours dans le cadre de la Zone éducative prioritaire (Z.E.P), est organisée sous la direction de la plasticienne Elisabeth Batard, La fête de la poésie et du vent. Un projet mené en étroite collaboration entre des enseignants, des bibliothécaires, des parents d’élèves, des associations et des éducateurs. Ce thème très riche, donne une ouverture à une multitude de recherches, fabrications et expérimentations. Cette année, le nombre des participants a augmenté, il y a maintenant 13 classes de maternelle, 12 classes de primaire, ainsi que plusieurs adolescents. Au total, environ 600 enfants participent au projet. La préparation se fait au niveau des différentes écoles, par des ateliers en petits groupes au sein desquels interviennent la plasticienne et les éducateurs :

Ce type de travail permet à l'enfant de se situer face à un projet (la fête) et de le mener à bien. Ainsi, face à ce cadre bien établi il peut exprimer un certain nombre de choses, mais aussi faire de nouvelles acquisitions techniques et expériences picturales. E.B.

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De 1985 à 1987, la bibliothécaire, 2 éducatrices et 25 enseignants des écoles primaires et des maternelles Achard, Claveau, Charles Martin et Labarde, se mettent en situation d’apprentissage et d’expérimentation d’un travail sur la trace et l’empreinte. Cette formation d'une année, dirigée par Elisabeth Batard, donne lieu à une série de fresques dans les différentes écoles. Les élèves au moyen de plusieurs exercices de répétition et de juxtaposition de formes géométriques simples et de couleurs, deviennent ainsi les acteurs d’une réalisation picturale monumentale.

 

« Eliminer le problème de la représentation pour s’attarder qu’à celui du jeu de la matière sur le support. » Claude Viallat

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En 1986, Elisabeth Batard dirige la réalisation d’un Projet d’action éducatif (PAE) à l’école maternelle Achard en collaboration avec des lycées techniques de la région (métier du bois et maçonnerie). Ce projet consiste à aménager la cour de récréation en temps de pluie.

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De 1985 à 1989, sous la direction de la plasticienne Elisabeth Batard, un blockhaus situé à la cité Claveau à Bacalan se transforme en œuvre d’art grâce à la participation d’une cinquantaine d’enfants et adolescents de 8 à 19 ans. Des fresques participatives et narratives naissent alors de ce lieu de 450 m2 réhabilité en salle de répétition musicale. 

 

Détail des dessins représentés :

 

- 1ere face : Hommage au château Claveau rasé en 1944 sous l’occupation allemande

- 2éme face : Représentation du mouvement jamaïcain Rastafari.

- 3éme face : Représentation de la liberté à l’aide de modules d’hirondelles et de silhouettes en ombre portée des enfants.

- 4éme face : Contre-jour montagneux

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De 1985 à 1992, La plasticienne Elisabeth Batard dirige le chantier de la piscine Tissot de Claveau, plus qu’un projet de rénovation, c’est une action politique visant à la sauvegarde du lieu menacé de fermeture pour cause de non-rentabilité et d'insalubrité.

Je ne pouvais pas imaginer ce quartier sans piscine l'été ! E.B.

La première intervention de 1987 à 1989 a été de mettre en état les murs extérieurs de la piscine, pour pouvoir réaliser la peinture murale. Elisabeth Batard sollicite et obtient un budget pour faire intervenir deux détenus de la maison d'arrêt de Gradignan afin de remettre en état les murs. 

Afin de permettre à un plus grand nombre d'enfants et d'adultes du quartier de participer à la peinture murale, Elisabeth Batard propose d'utiliser comme outil des pinceaux pochoirs et elle divise la surface en peignant des encadrements superposés aux équilibres précaires. 

La répétition des points avec le pinceau-pochoir et les couleurs acryliques, amplifiait l'aspect picturale des peintures. E.B.

10 ans plus tard, la piscine Tissot est entièrement rénovée et devient le complexe aquatique de Bordeaux Nord, inauguré le 17 novembre 1997 par le maire Alain Juppé. ( Voir article Sud Ouest ci-dessous).

En 1991, dans un projet de lutte contre la toxicomanie, le club de prévention décide de sensibiliser la population du quartier de Bacalan aux risques liés à la drogue. Pendant une année, Elisabeth Batard réalise trois toiles de 2,50 m par 1,40 m au pied de la Cité Lumineuse à Bordeaux. A l'aide de représentations abstraites, des discussions autour de ce sujet tabou s'instaure entre les spectateurs, l'oeuvre et le travail du peintre :

Je remplissais mes carrés de sept couleurs franches et à l'aide de la couleur noire, je les recouvrais, je les détruisais. E.B.

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Commune d'Eysines, Gironde.

 

De 1980 à 1984 Elisabeth Batard dirige et organise les expositions du centre culturel.

 

Sa sélection d'artistes :

- Les peintres Anne D’Aressy, Edwige Bonneau

- Le photographe Jacques Lafaye

- Le plasticien Gérard Gaillard

- Le sculpteur Gérard Larroze (1949 - 2018)

- Les graveurs Michel Desportes, Mr Galland, Francois Le Teich, Teizo Ogaki, Henri  Jean, Mr. Lasalle, Gérard Trignac (en collaboration avec Mr et Mme Torrente de la Galerie Condillac)

 

En 1984, Elisabeth Batard organise l’exposition des artistes eysinais où sont présentés les artistes ; Liliane André, Cathy Couillaud-Boue, Mireille Dettori-Depecker, Simone Detchenique, Robert Delvalle, Laurent Ducasse, Yves Ducos, Alain Duluc, Corinne Fournier, Danièle Marteau, Maguy Mauricio, Bruno Monteil, François Passemard,  Catherine Piet, Monique Prijac - Bernard Salaun, Théophile Simon, Claire De Warren et Danielle Zanardi.

 

De 1980 à 2002, Elisabeth Batard est engagée en tant que professeur d'arts plastiques pour adultes au Comité municipal d'action culturelle (CMAC) et à I’association l'amicale laïque (ALE).

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Afin de dynamiser culturellement la ville d’Eysines et embellir le paysage urbain, Elisabeth Batard propulse une multitude d’actions picturales réunies dans le projet municipal L’art dans la ville. ( voir le communiqué municipal, Flash 1985 et le mot du maire Pierre Brana)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En 1985, Elisabeth Batard réalise une peinture murale hommage à Paul Delvaux sur la place du Général de Gaulle. Une œuvre reprenant des éléments architectoniques, et prenant en compte l’architecture déjà présente.

 

En 1992, 7 ans plus tard, la peinture murale est abîmée, les couleurs ont totalement palies. Suite à ça, plusieurs demandes sont faites auprès du Comité municipal d'action culturelle (CMAC) pour restaurer ou assumer la suppression de l’oeuvre. Sans réponse, Elisabeth Batard décide de recouvrir la fresque. La municipalité se mobilise pour la condamner. Après consultation juridique, Elisabeth Batard obtient gain de cause.

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En 1986, toujours dans le cadre de l’art dans la ville, Elisabeth Batard présente et soutient un projet de sculpture de l’artiste Danièle Marteau, sculptrice et céramiste. L’œuvre est accepté et quelques mois plus tard, Le « Vent Bleu » « T » voit le jour devant le foyer culturel. Une figure de proue tournée vers l’espace, haute de 4 mètres, tout en céramique, symbolisant le carrefour cosmopolite de la place.

 

En 1988, 2 ans plus tard, l’œuvre est vandalisée lors de la fête de la Saint-Jean. Elle est retirée de la place et ne sera pas remplacée. Cet acte marque la fin de l’art dans la ville

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En 1987, toujours dans le cadre des actions l’art dans la ville. Elisabeth Batard et ses élèves réalisent une peinture sur le mur de l'atelier d'art plastique municipal d'Eysines, place du Général de Gaulle. L'œuvre est inspirée d'un tableau de Fra Angelico et des bandes de Daniel Buren. D'un procédé additif de couleur blanche, résulte une diminution de la pigmentation des couleurs afin d'accentuer le mouvement de lecture. Un triptyque représente les arts (le danseur), l’évasion (l'océan) et la communication (le marché). Cette peinture murale s'intitule : Tant qu’il y aura des murs.

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En 1990, Elisabeth Batard organise une exposition en hommage au peintre Henri Matisse, au centre culturel d’Eysines. Ce fruit d’une année de travail donnera le jour, à une immense toile de 32 m² inspirée de trois œuvres de Matisse : le nu rose, la danse et le nu bleu. Cette toile sera choisie comme fond de scène pour le spectacle de la fête de la France organisé par l’union artistique d’Eysines, en mai 1990.

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En 1993, sous la direction de Monsieur Bernard Marteau de l'institut thérapeutique, éducatif et pédagogique (ITEP) Saint-Vincent de Lamothe-Lescure à Eysines, Elisabeth Batard réalise en étroite collaboration avec les professionnels de l'institut une oeuvre avec des enfants psychotiques. L'oeuvre s'inscrit dans le mouvement du Land Art et elle sera installée dans le magnifique parc de l'institut.

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De 1993 à 1995, Elisabeth Batard est responsable de la mise en scène du Salon du Lire de Bacalan. Un évènement annuel proposé par le conseil de la zone éducative prioritaire (ZEP), regroupant les écoles maternelles et élémentaires Achard, Charles Martin, Labarde Claveau, le collège Blanqui, la Bibliothèque municipale et le club de prévention. Le but de cette manifestation est destiné à promouvoir la lecture non seulement auprès des enfants et des adolescents, mais également auprès des parents d’élèves et de la population du quartier.

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En 1995, pour le second salon du Lire ayant pour thème la mémoire du quartier de Bacalan, Elisabeth Batard s’implique en tant qu'artiste avec Danielle Marteau et réalise une sculpture monumentale au pied de la Cité Lumineuse. L'inauguration officielle a lieu en juin.

 

Le Batransiteau c’est son nom (Bas) BAtardTRANSITMartEAU (haut) - est un bloc de béton de 250 x 100  x 100 cm, posé sur un socle circulaire. Ce bloc soulevé par des cordages pris dans un crochet de levage, évoque l’activité portuaire : le transport, le voyage, le mouvement, les hommes, la vie. Le Batransiteau, c'est quatre faces. Sur l'une, des fragments de terre cuite, sur lesquels figurent des écritures. Ces fragment recouvrent des traces de couleurs, rappelant les chantiers des bateaux en cale. Sur une autre face, une empreinte d'une ancre.

En 1997, deux ans plus tard, le Batransiteau est vandalisé (cordes brûlées et graffitis). Elisabeth Batard et Danièle Marteau proposent à la municipalité de Bordeaux de restaurer l’œuvre et de remplacer les cordes par des sangles en fer pour plus de solidité et donc de durabilité.

 

En 1999, la proposition est acceptée et le Batransiteau est restauré par les services techniques de la ville de Bordeaux.

 

En 2002, c’est le choc, Elisabeth Batard découvre le « Batransiteau » au sol, découpé en morceau, détruit. La mairie prétexte que l’œuvre n’est pas conforme à l’aménagement du jardin paysager en cours de réalisation. Pourtant l’implantation de l’œuvre avait été pensée selon le devenir du quartier et était conforme aux normes de sécurité. La sculpture étant irrécupérable, Elisabeth Batard et Danièle Marteau intentent un procès à la ville de Bordeaux.

En 2007, Elisabeth Batard et Danièle Marteau gagnent le procès et la ville de Bordeaux est condamnée à verser une indemnité financière aux deux artistes. 

( voir l'article dans le diaporama ci-dessous)

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1996 : Peintre, se revendiquant comme telle, et toujours enseignante, elle s’inscrit à la faculté et obtient son diplôme de Maîtrise d’Arts Plastiques. L'année à l'Université lui a permit de suivre le séminaire de Pierre Garcia autour du métier du peintre.

 

En 1990, Pierre Garcia peintre et enseignant à l'universitaire, publie un livre important, Le métier du peintre. Alors que l'on présentait jusque-là les techniques de la peinture comme un ensemble de secrets mystérieux, Pierre Garcia en retrouvant de nombreuses connaissances oubliées, réécrivait les techniques sous la forme d'un savoir cohérent, accessible : le métier des peintres. Alors que l'on assimilait les procédés de fabrication à de simples expédients techniques, Pierre Garcia montrait qu'en préparant eux-mêmes leurs toiles, en broyant leurs couleurs, les peintres se donnaient non seulement les moyens d'une pratique aisée et sans risque, mais aussi découvraient d’extraordinaires moyens d'expression qui étaient au cœur de leur art. 

 

Aujourd'hui Elisabeth Batard utilise toujours cet abrégé pour son travail de peintre et le fait découvrir en pratique à ses élèves. Cet ouvrage permet de découvrir le plaisir, l'intelligence et la maîtrise de la matière. 

De 1995 à 2000, elle s'investit et participe à des installations d’expositions d'artistes peintres au sein de la Galerie Zographia à Bordeaux. Elle rencontre les artistes Claire Pichaud, Alain Guibert, Jacques Paul Guillaume, Muriel Rodolosse, Luc Detot, Begona Zubero, Francine Simonin, Jean Legloannec, Jean-François Riffaut, Christian Sorg, Pierre Buraglio, Françoise Deverre, Ismaël Kachtithi, Graham Cantieni, Jean-Marc Comby, Aurélie Nemours etc...

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En 2002, Elisabeth Batard cesse son enseignement des arts plastiques sur la commune d'Eysines.  

En 2004, Elisabeth Batard enseigne les arts plastiques à Bordeaux, 3 rue de la Cornée, dans un local qu'elle partage avec l’architecte Dominique Lecieux.

 

En 2014, Elisabeth Batard revient sur Eysines et ouvre une école d’art pour adultes au 128 avenue de la Libération. ( 25 élèves )

En 2017, Elisabeth Batard rencontre le chargé de communication artistique Julien Darblade et réalise avec lui de nombreuses photographies des ses œuvres d'art, son site internet et son catalogue d'exposition 2017.

En mars 2020, Elisabeth Batard déménage son école du 128 avenue de la libération dans son atelier d'artiste rue Raoul Dejean.

En 2020, Elisabeth Batard fait construire dans son jardin son nouvel atelier.

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