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Née à Montastruc dans le Lot-et-Garonne. Elle enseigne les arts plastiques depuis 1975. Elle est, durant cinq ans, responsable d’expositions au sein du comité municipal d’action culturelle de la ville d’Eysines. Pendant quinze ans, elle exerce le métier de plasticienne  et  pendant vingt-deux ans, elle est responsable de l’atelier d’arts plastiques d’Eysines. Aujourd’hui, elle donne des cours de dessin et de peinture pour adultes et poursuit son travail de peintre. Sa peinture est la juxtaposition de deux représentations : une représentation d’ordre expressionniste abstrait et une représentation d’ordre géométrique. Sa rencontre des courants, se réclamant des formes rigoureuses, remonte à 1971. Elle fréquente l’atelier de sérigraphie de la Maison de la culture à Vichy, où elle ne cesse de rendre hommage au mouvement du Bauhaus 1919 et à l’art russe (le suprématisme 1915). En même temps, elle suit des cours avec le professeur Lemineur et découvre Nicolas de Staël, Henri Matisse, Georges Rouault. Ses cinq années d’études à l’École des beaux-arts et son diplôme (D.N.S.E.P) en 1978 seront dans la mouvance du mouvement Support-Surface 1970. Elle a comme professeur attitré en dernière année le peintre Pierre Buraglio. Ses études à la faculté d’arts plastiques (Maîtrise d’arts plastiques) lui permettront d’étudier le parcours des peintres : Aurélie Nemours, Piet Mondrian, Kazimir Malevitch, Robert Ryman, Eugène Leroy, Matisse… Elle retient, dans le travail de Matisse, la manière dont ce dernier traite l’espace et elle en fait usage depuis de nombreuses années. Dès lors, l’art d’Elisabeth Batard propose intentionnellement des images composées d’une partie en abstraction picturale, associée à l’expression de tourments intérieurs et d’une autre partie, en abstraction géométrique, associée à l’expression de la raison structurante. C’est toujours des œuvres qui s’appuient à la fois sur la construction de divers supports ainsi que sur l’utilisation de divers médiums. Elisabeth Batard prend sans cesse conscience des atouts que constituent ses apprentissages, notamment sa formation au dessin industriel bois, ses savoir-faire et elle en retire les éléments qui lui procurent apaisement et sérénité.  

 

« L’œuvre entière de Bergson fait ressentir les limites de l’intelligence, qui ne peut s’exercer que sur le domaine de la matière alors que l’intuition permettrait de saisir la source même de l’être. »

Yvonne Duplessis.